Il y a une chose dans laquelle je suis passée maître (ou maîtresse ? hmmm non…) : c’est l’art de remettre à demain tout ce que je dois faire (cf. l’article d’hier).

Vous voyez le concept? Figurez-vous que de mon côté, j’ai mis longtemps à le comprendre (et ma couleur de cheveux n’y est pour rien) ou plutôt à me rendre compte que j’en étais gravement atteinte.

La révélation

Il y a quelques jours, j’avais rdv avec la personne qui travaille avec moi sur le référencement du site Internet. Il a commencé à m’expliquer que le référencement était un travail de longue haleine qui demandait du temps mais surtout de la régularité.

Ce sur quoi je lui ai répondu poliment mais fermement que j’avais pleeeeein d’autres choses à faire, que je n’avais pas le temps, que j’étais déjà en retard sur tout, etc. Quand j’ai fini de me plaindre sur le temps qui passait trop vite et sur la liste interminable de tâches que j’avais à faire, il m’a regardée et il m’a dit cette phrase que même ma mère n’a jamais osé prononcer : « Julie, tu te trompes ». Et il a continué : « Tu sais ce que c’est ton problème ? L’OR-GA-NI-SA-TION ».

Et à bien y réfléchir, je crois qu’il avait raison.

La meilleure façon de résister à la tentation est d’y céder

Mais pourquoi le procrastinateur procrastine ? (à dire très vite dix fois de suite).

Illustration procrastinationOn serait tenté de dire que c’est avant tout un problème de gestion du temps et de multiplication des distractions. C’est particulièrement vrai lorsqu’on travaille chez soi. A titre d’exemple, voici une liste non exhaustive des tentations auxquelles je suis soumise tous les jours :

– regarder Roland Garros,

– aller à la boulangerie pour acheter des brioches à la praline,

– faire la sieste,

– zoner sur les réseaux sociaux,

– espionner le voisin sexy pour le croiser « par hasard » quand il sort de chez lui,

– m’épiler (ben quoi ?!)

ranger mon bureau,

– ne rien faire du tout,

– regarder le dernier spectacle de Florence Foresti sur Netflix,

– me déguiser en Reine des neiges et chanter à tue-tête « libérée, délivrée »

– chercher un maillot de bain pour cet été,

– etc., etc.

Non mais vous vous rendez compte de la volonté qu’il faut pour résister à tout ça !!!

L’équation de la procrastination

Alors là, accrochez-vous.

Snoopy procrastineDes études montrent que la procrastination « évolue en proportion inverse du produit de la confiance en soi et de la valeur de la tâche ».

Je vous rassure, il m’a fallu relire plusieurs fois la phrase avant de la comprendre (et ma couleur de cheveux n’y est toujours pour rien !). Grosso modo, plus vous avez confiance en vous et plus vous accordez de la valeur à ce que vous faites, moins vous procrastinez. Mais si vous n’estimez ni votre travail ni vous-même, il y a des chances pour que vous deveniez le champion de la procrastination.

A cela, s’ajoutent d’autres paramètres, notamment le temps dont vous disposez pour faire la tâche. Plus la deadline est éloignée, plus on a tendance à s’y atteler au dernier moment. Le temps qu’on met pour recevoir un feedback (yeah I’m fluent in english) positif de la tâche effectuée entre aussi en compte.

Bref, l’équation n’est pas simple.

C’est grave docteur ?

Ma petite voix intérieure me dit que « la procrastination, c’est mal”, et qu' »il ne faut pas remettre à demain, surtout quand on est entrepreneur”.

Mais à bien y réfléchir, tout ça n’est pas si grave :

– d’abord parce qu’il existe des remèdes à la procrastination dont je vous parlerai certainement dans un prochain billet (je vous sens trépigner d’impatience à l’idée de ce futur article qui s’annonce passionnant)

– mais aussi parce que procrastiner, c’est aussi savoir prendre son temps, prendre du recul… et c’est en fait très important.

Je m’explique. C’est souvent difficile, et tout particulièrement pour un entrepreneur, de sortir la tête des impératifs opérationnels pour prendre du recul. Lire, flâner, rencontrer, discuter, rêvasser… Autant d’activités qui ne font pas concrètement avancer les choses. Et pourtant, elles sont nécessaires pour nourrir son inspiration et sa vision, deux choses fondamentales pour la réussite d’une entreprise ou d’un projet. Soyons honnête, c’est rarement en relisant pour la 30è fois la newsletter qu’on veut envoyer ou en répondant à un 150è email qu’on trouve une idée géniale et structurante.

C’est donc libérée de toute culpabilité que je vous laisse procrastiner à bon escient en regardant cette petite vidéo/ N’hésitez pas à perdre votre temps à partager cet article, ou à vous abonner à la newsletter.

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